Sébastien Thébault

A PROPOS

Diplômé de l’école des Beaux Arts de Bordeaux en 2008, Sébastien Thébault à d’abord était l’élève de Franck Eon pendant ses 5 années d’étude, puis il découvre les techniques du peintre Stéphane Dafflon lors de son exposition au FRAC Aquitaine en 2007, ce qui influencera son travail. Il intègre le collectif Bordelais À Suivre en 2009 mais cette expérience ne durera pas plus d’un an car le lieu fut récupéré par la galerie Cortex Athletico  qui souhaitait à l’époque transformer cette friche industriel en lieu de stockage. De 2009 à 2016 suit une période d’ermitage, de maturation et de production de son travail à l’écart des circuits habituels. Il revient en mars 2016 avec François Bresson présentait un duo/duel de peinture au sein de la galerie 5UN7 à Bordeaux.

Ses préoccupations artistiques sont essentiellement liées à l’abstraction géométrique, son regard sur cette partie de la peinture est certainement plus engagé dans une poursuite fantasmée de la pensée moderniste que d’une reproduction post moderne et distante. Il nourrit sa peinture de nombreuse expériences singulières, comme son travail de signalétique pour le CHU de Bordeaux qui lui permet par exemple de rationaliser son rapport aux formes et aux couleurs, ou encore les deux années passées a construire sa maison et son atelier seul, sans avoir de formation particulière si ce n’est les tutoriels ou vidéos accessibles sur la toile. On pourrait aussi bien parler de sa production autodidacte musicale qui ajoute une dimension à sa vision globale et tridimensionnelle.

Sébastien Thébault est de ceux qui s’approprient les formes pour créer un langage des signes où les notions de décor et d’ornement sont constamment remises en question dans l’approche de l’art contemporain.
Tel un scientifique, plus proche de l’inventeur, il joue avec le dispositif conceptuel en s’inspirant des codes paradoxaux de notre société, à la fois pop et minimaliste.
Il pense ses pièces comme des gros plans mettant en scène un univers hypnotique et formel où la poésie permet à la fois de nous évader dans l’abstraction et de nous confronter à notre relation à l’image.
Chef orchestre du décorum mental, il mène en parallèle une pratique sonore proche de l’univers de Ennio Morricone. Ce western sonore aux accents mystiques n’est pas loin de son univers plastique.
Il est le liant qui lui permet, tel un funambule, de passer de la réalité à la fiction, sans laisser de trace de pas. Le travail de Sébastien Thebault permet au spectateur de se plonger dans les antres de l’imagination tout en faisant appel à sa réflexion.

N’est ce pas le rôle d’un Artiste aujourd’hui ?

Oui à l’évidence et il le tient avec sincérité et audace.

 Elsa Lefebvre

EXPOSITIONS

2009

  • Wet Color
    Lieu d’art « À suivre »

2016

  • Conséquences
    Galerie 5UN7

MEDIAS

INTERVIEW

Quels sont les artistes contemporains qui vous inspirent ou vous ont inspiré ?

Je pense à Martin Gerwers, François Morellet, Stéphane Dafflon, Frank Stella, Charles Hinmann, Hugo Schüwer Boss, Hugo Pernet, Franck Eon, Pierre Clerk, Tauba Auerbach, John Armleder, Roy Lichtenstein, Mark Rothko…

Comment avez-vous envisagé votre travail à Sortie 13 ?

Pour ma participation au projet C A R I L L O N, je me suis investi de manière naturelle au contexte particulier de cette exposition collective et collaborative. Je propose une réflexion en synergie avec les travaux proposés par Louis Granet et Elsa Lefebvre, dans mon installation Travelling je me sers d’un miroir cylindrique aillant pour vocation de capturer l’ensemble des œuvres et de les restituer associées aux deux surfaces vinyliques à bandes géométriques noires, faisant défiler les différents travaux sous forme d’un paysage déconstruit, une expérience visuel quasi sur réaliste.

Dans mon autre installation, Capsule, j’utilise du contre plaqué peint assemblé sur une ossature bois formant des caissons, forme géométrique issue de l’iconographie Memphis ou bien encore inspirés par le travail de Frank Stella. Dans ce cas particulier je me suis directement inspiré de la pochette de l’album Earthling de David Bowie, sur laquelle ce dernier arbore une veste trench au motif du drapeau Union Jack au milieu d’un paysage bucolique, espace de convoitise !

Dans ma série de peintures ZOOM, agrandissements de certaines œuvres de Roy Lichtenstein j’engage un dialogue avec la notion de POP, récurrente dans l’art la musique et le design.

Puis je ponctue l’espace de format carré sans titre de 39x39cm en aluminium perpétuant ma réflexion sur l’agencement de formes géométriques, cependant fortement influencé par le format pochette de 33 tours si cher aux collectionneurs de vinyles.

J’interviens aussi sur la bande son de l’exposition, au même titre que Bengale Perez et Enzyme. Je propose une esthétique aux accents Moriconien sorte de mélange intuitif entre transes amérindiennes et électro pop éthérée !

LIENS UTILES

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