Phil

A PROPOS

Phil, de son vrai nom Philippe Meyer, est né en France en septembre 1985. Il se tourne à 21 ans vers les arts du bois, après des études d’ergothérapeute en Belgique. En 2008, à Paris, il entame pour trois ans une formation d’apprenti en ébénisterie. Il découvrira dans sa dernière année d’apprentissage, lors d’un stage en Finlande, une vocation toute particulière pour la sculpture. De janvier 2012 à mai 2013, Phil va approfondir dans cette voie et se former à cette sculpture spécifique. En opposition du Sud de l’Europe, où le maillet est l’outil favori du sculpteur, les gouges sont poussées à la force du poignet. La violence du martelé est laissée de côté pour apporter la douceur du tranchant de l’outil alliée à la puissance du corps. La rencontre avec M.PAAJANEN, artiste plasticien, le pousse définitivement vers la sculpture artistique.

De retour en juillet 2013, en France, il s’installe au sein des Vivres de l’Art, pépinière d’artistes. Le croisement des différentes pratiques de ces créateurs, tout comme l’intégration d’un parcours d’auditeur libre aux Beaux-arts de Bordeaux, en septembre 2014, l’amène à inscrire un deuxième médium, la peinture, dans sa création. Laissant de coté les Arts Décoratifs, Phil se consacre maintenant à l’art figuratif, faisant de l’Homme son principal sujet d’étude.

L’identité d’artiste de Phil s’est construite autour trois principaux axes : le rapport à la sensibilité (les sens, les émotions et les sentiments), au mouvement et au temps, à l’opposition. En renouant avec l’incompréhension physique, il travaille autour de l’émotionnel, s’attachant à faire renaître chez les Regardants, ses contemporains, les Autres, la compréhension, l’émerveillement, liés au corps, à son plaisir. A la sensualité. Loin d’une philosophie intellectualiste de la création. Au cours de ses différentes formations, l’ergothérapie et l’ébénisterie, l’artiste a trouvé le goût de l’Autre et rencontré le bois. Son matériau noble, par lequel il cherche à s’exprimer en permanence. C’est au cours d’un voyage en Finlande qu’il va finalement se porter sur l’acte de créer. La création. L’Art créatif, d’Inspiration. Il y retrouve l’expression de l’Autre, et plus encore de lui-même. Il s’inspire de l’Homme, de son point de rupture, de sa tension et sa tentation, afin d’y retrouver l’évasion, la perfection du mouvement, de l’instant. La perfection du Présent. Sans être passé par les canaux artistiques protocolaires et académiques, il possède la vision anatomique d’un thérapeute, la connaissance du bois et la précision du geste d’un ébéniste, l’affrontement à la matière d’un sculpteur, la sensualité du peintre.

Autodidacte dans l’art, Phil a toujours choisi, au final, ce canal d’expression, lui permettant de trouver l’épanchement, le lâché-prise de ses tiraillements. Il l’exprime, aujourd’hui, au travers de son art. S’appuyant sur ses émotions, il recherche ce point de tension et d’équilibre parfait afin d’y trouver le « Perfectum », cet instant sublimé par tous les possibles. A partir de ses œuvres, il explore la sublimation de soi, de nous, de lui, du corps, de son travail et son mouvement. Construire pour déconstruire, leitmotiv de son art, Phil met à nu l’ambivalence de la force fragile. Émanent de l’œuvre achevée (sculptée ou peinte) puissance et douceur, sensualité et rugosité. Portrait, buste, dos, rarement des corps entiers, se composent dans une luminosité sensuelle. A l’instar de sa sculpture, l’artiste cherche à morceler le corps par la couleur. Usant du principe d’opposition, il re-construit l’homme, la femme peinte avec la plus importante de toutes : le blanc, union de tout le spectre colorifique. Figuratif, sur la voie d’un nouveau mouvement artistique, le travail du corps s’exprime à travers la gouache ou l’acrylique. Sur toile ou sur bois, la recherche du volume, de la sculpture, est l’obsession générale de sa création.

Cette peinture aux couteaux, avec quelques touches aux pinceaux, mélangeant l’encre, le dessin, et la sculpture est l’expression de son explosion de vie. La recherche de l’imparfait, de l’œuvre coup de poing, de cette force émotionnelle, se ressent par le geste définitif qu’il accomplit. A l’instar de la sculpture, Phil ne corrige pratiquement pas sa peinture. Le geste prime. Pour donner le mouvement et l’émotion. L’impression vitale.

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