Louis Pierre-Lacouture

A PROPOS

Née en 1987, vit et travaille à Paris, formé à l’EHESS et à l’école des beaux-arts de Bordeaux.

Louis Pierre-Lacouture développe sous le pseudonyme d’Enzym une electronica à base de piano et d’orgue, subtil mélange dont l’atmosphère évoque aussi bien Chopin que Boards of Canada. Compilant des samples tel un jeu de lego, il construit, déconstruit et mélange les différentes strates du son. Intéressé également par la décoration et l’architecture d’intérieur, il met en rapport, pour Carillon, une pièce sonore ambiant avec un ensemble de sérigraphies sur papier peint inspirées par le processus géologique de sédimentation.

Le travail plastique et sonore de Louis Pierre-Lacouture a été présenté notamment au CNEAI= (Chatou) et pour la Nuit Blanche (Paris). Il a reçu le soutien de l’ENSAPC (Cergy), de la Ville de Paris et de la Fondation Donizetti.

SCENES

Le Batofar (Paris) / Chez Treize / Mo.ë (Autriche) / Villa Benaglia (Italie)

FESTIVALS

FACTS (Bordeaux) / Nuit Blanche (Le Grand Parquet – Paris)

EXPOSITIONS

2014

  • Chrématistique
    CNEAI=, Chatou

    Commissariat : Fabien Vallos et Jérémie Gaulin
  • Revelry
    Kunsthalle Bern.
    Dans le cadre de la proposition de Dana Munro.
    Commissariat : Tenzing Barshee

2012

  • Résidence Suddenly : Installation Voyager Golden Record
    église St- Martin, Beauchery-Saint-Martin (77)

2011

  • Trompe le Monde : exposition des diplômés de l’École des beaux- arts
    Bourse du Travail, Bordeaux
    Commissariat : Paul Bernard, assisté de Lauren Huret

MEDIAS

 

INTERVIEW

Quels sont les artistes contemporains qui vous inspirent ou vous ont inspiré ? Pourquoi ?

Je suis très attentif à la création sonore en-dehors du champ de la musique et des arts au sens strict : design sonore, cinéma, radio, travail sur les ambiances dans les lieux publics… Beaucoup de productions permettent des modes d’attentions différents, et le prendre en compte est pour moi un moteur très puissant. C’est de là aussi sans doute que vient mon intérêt pour la décoration et l’architecture. Je vis à côté du siège du PCF construit par l’architecte brésilien Oscar Niemeyer à Paris, c’est une œuvre d’art à plus d’un titre ! Son approche presque sculpturale de l’architecture s’illustre autant dans la forme du bâtiment que dans les finitions et le mobilier. L’histoire du bâtiment et les conditions de sa commande le lestent d’enjeux politiques évidemment passionnants. J’ai été également très impressionné par l’exposition récente de Philippe Parreno à Hangar Bicocca (Milan), il a su se saisir d’un espace impressionnant, et jouer avec différents modes d’attention du spectateur.

Comment avez-vous envisagé votre travail au sein de Sortie 13 ?

Mon activité musicale est plus connu que ma production plastique, c’est moi qui ai fait cette proposition de papiers-peints sérigraphiés alors que les premières discussions tournaient autour d’une création sonore in situ… je suis ravi de pouvoir articuler les deux à l’occasion de cette exposition.

Etre un artiste de nos jours c’est…

Dans mon cas ça ressemble à la vie de beaucoup de travailleurs indépendants : c’est synonyme de beaucoup de liberté, mais c’est important de ne pas se tromper dans ses priorités : par exemple je réponds régulièrement à des commandes de travaux de communication pour des entreprises, fondations… ça nourrit la pratique personnelle mais il ne faut pas les confondre, et arriver à ménager du temps et de l’énergie pour l’expérimentation en-dehors des invitations.

LIENS UTILES

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